by J-F Rocci on March 1st, 2012

Il ne vous a surement pas échappé qu'en période d'anticyclone les alertes à la pollution atmosphérique vous adjoignant de lever le pied de l'accélérateur se multiplient.

Afin d'éviter ces fréquents épisodes, deux décrets visant à lutter contre la pollution atmosphérique sont entrés en vigueur le 24 février de cette année. Ils concernent la mise en place de Zone d'Action Prioritaire pour l'Air (ZAPA) dans les huit agglomérations les plus problématiques (Paris, Saint Denis, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Lyon, Grenoble, Nice et Aix en Provence); ces actions ayant à terme pour objectif d'interdire, dans certaines conditions, la circulation des véhicules les plus émetteurs de particules ou d'oxydes d'azote.
La problématique la plus urgente semble concerner les particules fine (PM2,5) dont la taille est suffisamment petite pour pénétrer au niveau des alvéoles pulmonaires; ces particules permettant en outre de servir de vecteur de pénétration à d'autres composés s'étant adsorbés à leur surface.

Afin de mesurer l'importance des progrès à réaliser prenons l'exemple de Marseille (qui bénéficie néanmoins de son ouverture sur la mer). La valeur cible en 2015 serait de 10μg/m3 (valeur OMS), aujourd'hui la moyenne sur 2 ans tourne autour de18,6 μg/m3 dans la ville phocéenne; on estime qu'une réduction à ces valeurs offriraient en moyenne 7,5 mois d'espérance de vie en plus à ses habitant (source projet Aphekom).
Ce chiffre peut paraitre élevé, mais il semble finalement des plus logique lorsqu'on le rapproche des 600 à 1100 décès par cancers du poumon par an ou au 3000 à 5000 décès par maladies cardiorespiratoires imputables à ces particules fines. Evidemment les décès ne représentent que la pointe de la pyramide des impacts sur la santé, une augmentation de 10μg/m3 des particules fines doublerait par exemple le nombre d'hospitalisations d'enfants et de personnes âgées.

De quoi donner à réfléchir avant de tout "envoyer aux oiseaux"...

Posted on September 5th, 2011

Dans le domaine de la pollution des sols nous sommes le plus souvent réduits à chercher des solutions à des contaminations déjà existentes.
Dans ce domaine l'adage pompier qui dit : "un verre d'eau suffit à éteindre un feu les premières secondes; mais 30 min après il faut plusieurs camions" se révèlle tout à fait adapté à notre métier. Les petites fuites faisant de grandes rivières, le role fondamental des services de maintenance n'est pas toujours apprécié à sa juste valeur.

L'activité contigue de la gestion des déchets subit les mêmes contraintes : le traitement pourrait être réduit et rationnalisé mais il se heurte aux limites du civisme et de l'éducation. Le trajet d'un sac en plastique négligemment "oublié" dans une rue ou sur une plage est à ce propos symptomatique.
Il convient donc de saluer ceux qui oeuvrent à ré-inculquer les fondamentaux du civisme; j'admire leur détermination devant cette tâche qui semble colossale. Je prendrai pour exemple cette association du Challenge Propreté, qui à son niveau, celui d'un quartier de Marseille, fait s'investir commerçants et usagers afin de reprendre en main la propreté de leur rues.
Un proverbe arabe dit que "si chacun balaie devant sa porte la ville sera propre": cette association commence en effet par sa porte mais elle accompagne également ses voisins, à plusieurs c'est toujours plus facile de s'y mettre!.

Posted on March 12th, 2011

Une fois n'est pas coutume, ce billet ne concerne pas directement les investigations en sites et sols pollués ou les techniques de dépolution, il s'agit de vous informer de la publication de notre dossier de présentation.

Ce dossier s'adressant principalement à nos clients bureaux d'études, nous avons fait le choix de ne pas le mettre en ligne mais de le délivrer sur demande.

Pour le recevoir, veuillez nous envoyer votre demande par courriel, nous vous le transmettrons en retour avec plaisir.

Posted on November 12th, 2010

Une fois n'est pas coutume il s'agit de militer.
Pour que celà ne se reproduise plus car il nous est impossible de "gérer" les conséquences.

En lien la pétition.

Posted on November 2nd, 2010


L'outil central du diagnostic de pollution des sols (ainsi que de l'iem et du plan de gestion) est le shéma conceptuel. Ce shéma analyse selon les relations source -> vecteur ->cible la compatibilité de l'usage avec le milieu. La qualité de cette analyse dépend entre autre de la connaissance des vecteurs de contamination pour chaque composé dont la présence a été découverte lors de l'analyse des échantillons. L'exemple du BPA décrit ci-dessous montre combien, meme pour un composé aussi ubiquitaire et "familier", la connaissance des vecteurs demande une veille attentive.

Le Bisphénol A (BPA) est un composé organique aromatique utilisé dans la fabrication de plastiques de type polycarbonate et de résine époxy. On le retrouve dans ces plastiques, comme additif dans les PVC (antioxydant) ou encore dans les revètements intérieurs des canettes et des boites de conserves.

Jusqu'alors nous savions que ce composé nocif pouvait migrer dans les alliments ce composé aurait donc, dans le cadre d'un shéma conceptuel été limité au vecteur "injestion". L'étude menée par les chercheurs de l'INRA de Toulouse démontre pour la première fois que la pénétration cutanée constitue également un vecteur important de contamination pour ce composé.

A notre shéma conceptuel pour ce composé nous ajouterions donc le vecteur "contact". Lorsque l'on sait que ce composé est présent dans la majorité des emballages et qu'il s'agit d'un perturbateur endocrinien (donc agissant à de très faibles doses) cette modification devient fondamantale en terme de risque sanitaire: si nous nous trouvions dans le domaine de la pollution des sols celà entrainerait vraissemblabement la mise en place d'une IEM ou d'un plan de gestion.


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